Rob : et en plus je suis d'accord avec Mark ! (rires). On a retrouvé le feeling que nous avions dans Act III, et étrangement nous avons également réalisé une combinaison de cela avec l'énergie qu'il y avait dans Ultra violence. Et c'est très frais en même temps, l'énergie d'Ultra violence, l'expérience et le feeling d'Act III, tout cela se retrouve dans Killing Season.
Et comment vous vous en êtes sortis en studio ? Vous n'avez pas travaillé de la même façon que sur l'album précédent il me semble.
M : Exact, et c'était vraiment très différent. Parce que cette fois nous avons fait appel à Nick Raskulinecz, qui a bossé avec Foo Fighters, Stone Sour, Velvet Revlover Rush, fan de Death Angel. Il a apporté beaucoup d'idées et il nous a aidés à avoir une vision précise de notre musique, grâce à lui nous nous sommes concentrés sur ce que nous voulions exactement : un album plus sombre, plus dur et plus agressif et nous avons travaillé comme jamais. Avant cette expérience, dès que nous avions enregistré une chanson on passait notre temps à l'écouter encore et encore jusqu'à être certains qu'elle soit parfaite pour nous. Et voilà que débarque Nick de la Californie du sud pour faire la préproduction avec nous et là il nous a proposé un tas de modifications, d'idées, que ce soit sur le tempo, le chant ou la tonalité. Il a travaillé vraiment bien avec nous. Ensuite l'enregistrement s'est
déroulé de façon incroyable. J'en suis ressorti avec une vision complètement différente de ce que veut dire enregistrer un album pour moi. C'est la première fois par exemple que j'enregistrais le chant dans la control room, avant j'étais toujours dans une pièce isolée tu vois ? Et là je voyais immédiatement les réactions de Nick.
Rob : et puis ça donnait un côté live plus authentique !
H : C'est assez étrange de vous entendre dire ça, après tout vous avez une telle expérience.
Rob : c'est le fait de partager en positif tout le travail que nous avons fait. Pour l'album précédent, je tournais en rond des heures avec les riffs de guitare, ça pouvait durer la nuit entière, des fois ça marchait, l'idée était bonne et on pouvait avancer, mais d'autres fois, on revenait en arrière. Alors qu'en travaillant avec Nick nous sommes allés bien plus vite. Nous avions besoin d'un coach.
M : Du coup nous sortions du studio complètement vidés !
Cela explique aussi que ce travail intense ait abouti à un album bien plus sombre, mais c'était Prison Break en studio ?
M : (rires) non pas à ce point, on s'est vraiment amusés aussi.
Rob on avait envie de rester en studio et d'enregistrer encore, tu sais le résultat est si satisfaisant que ça donnait envie de continuer.
Pourtant Mark tu l'as dit, tu détestais les studios
M : c'est vrai, j'avoue, je l'ai dit j'ai détesté ça à un point que tu peux pas imaginer, et là c'est vraiment la première fois que j'ai pu m'amuser en studio.
R : nous nous sommes vraiment dépassés grâce à Nick, sur scène on adore ça , mais nous nous sommes rendus compte que nous avions besoin d'un producteur. Et Nick est vraiment bon !
Vous avez énormément tourné, et je suppose que ça ne va pas changer de ce côté là ?
M : ouais, encore plus de concerts !
R : Il y a tellement de pays ou nous n'avons pas joué et que nous avons l'intention de visiter, et cette fois nous allons tourner aux Etats Unis, ce que nous n'avions pas fait avec le précédent album. Nous avons énormément de scènes ou nous allons jouer. Nous étions beaucoup plus présents en Europe qu'aux Etats Unis, ce qui peut paraitre étrange pour un groupe américain, mais pas tant que ça pour un groupe de metal en fait.
Les groupes US ont tendance à délaisser l'europe la plupart du temps tout en disant que c'est la priorité de jouer chez nous...
R : hé bien nous avons nous deux priorités (rires), vous nous verrez en Europe et nous serons aussi très présents aux Etats Unis.
M : c'est bien de faire les deux, c'est très différent entre l'europe et les Etats Unis, rien que la distance à parcourir entre deux villes chez nous. On doit se faire de longs trajets, mais c'est une obligation pour toucher un maximum de fans. C'est plus facile en Europe, moins de distance à parcourir entre deux concerts, et un public plus présent.
Et on a un tas de bon souvenirs de concerts, le dernier concert à Paris était vraiment super, le No Mercy Festival, je me souviens d'un concert complètement dingue. Ou un autre à Paris à la Locomotive...
R : ah oui celui ou on avait jammé avec Phil de Machine Head..
M : c'était dingue y avait 50 personnes mais y avait l'ambiance !
Et du côté des vidéos ?
M : on a un clip en vue pour Dethroned, et on projette d'enregistrer des concerts cette année pour sortir un DVD, on espère bien mener cette idée à bout.
R : on a déjà ce qui va sortir du Rock Hard festival en DVD.
Un dernier mot ? Rob (se dresse sur son fauteuil, prend le magnéto et murmure) :
SATAN !
Mark (mort de rire), oh ouais ! ça c'est du dernier mot ! Bon sinon, je suis vraiment fier de vous présenter Killing Season, c'est sombre, agressif, les nouvelles chansons tuent, elles sont faites pour le live vous allez vous en rendre compte bientôt !
Chronique de l'album
Killing Season
http://www.deathangel.com/
http://www.myspace.com/deathangel