Avant de lire la chronique de ce troisième volet des aventures du sieur Dominici, je vous invite à vous délecter de la prose de mon cher camarade David (ici) pour ce qui concerne le volume 2. Pour les plus jeunes, quelques rappels: Charlie Dominici est le second chanteur du groupe américain Dream Theater (le premier étant Chris Collins). Il apparaît sur le premier album édité du groupe "When Dream & Day Unite" en 1989. Rapidement dépassé par les événements, Dominici est remercié par les autres membres du groupe qui le remplace par le chanteur canadien James LaBrie. Ensuite, il faut avouer qu'il a disparu des écrans radar jusqu'à la sortie en 2005 de "O3 A Trilogy Part 1". Depuis il n'arrête pas, le volume 2 en 2007 et cette année le volume 3. Ce disque commence là où s'est arrêté le volume précédent. Le groupe n'a pas changé son fusil d'épaule et propose à nouveau un power métal à tendance prog. Les rythmiques de guitares tissent la structure des morceaux, la basse et la batterie sont solides et le tout est enrichi par les nappes de claviers. La prestation de Dominici est sympathique, carrée. L'album est bien produit, le son est assez puissant... voilà voilà, que dire de plus ? Justement, rien. Je me suis ennuyé ferme à l'écoute de ce disque. Les morceaux s'enchaînent et ne laissent aucune trace. On a l'impression d'avoir déjà entendu cela des millions de fois. Sans être désagréable avec Dominici, on se rend bien compte que DT n'aurait pas eu une telle carrière avec lui et que LaBrie boxe dans une autre catégorie. Il me semble d'ailleurs que le fantôme de DT plane sur ce disque dans les breaks ou les sons utilisés (je trouve un petit côté "These Walls" à la chanson "March into Hell") mais je suis peut-être mauvaise langue. Bref dans tous les cas, il y un monde entre les deux formations. Pour résumer, si vous êtes collectionneur ou amateur invétéré de métal prog, vous serez peut-être séduit par cet album. Pour les autres je ne saurais que vous conseiller les leaders du genre, Dream Theater ou Symphony X... |