Taux de remplissage: Bien rempli.
Son: Juste bon.
Lights: Dégueux.
Ambiance: Agitée.
Moment fort: « Refuse/resist »

Et pour parler du groupe, pas grand chose de négatif à dire. Marc Rizzo est un tricoteur de riffs parfait et montre, oh combien il est un excellent guitariste. Igor lui n’a rien à prouver et bûcheronne comme il le faut et rassure quant à son orientation musicale (des rumeurs le disaient Dj dans un projet electro). Et Max fait son Max, ce qu’on lui demande de faire.
Je ne parlerais pas du bassiste, car celui ci ne servait à rien. Fade, transparent, et inutile voilà les quelques qualificatifs que je balancerai nonchalamment (n’est pas Joe Duplantier qui veut).
Enfin, hormis la prestation de Richie Cavalera qui nous a une fois de plus démontré qu’il était un médiocre chanteur , la grosse déception de la soirée a été au final la trop courte durée du set. Pensez donc, une heure et vingt minutes malgré l’énorme répertoire des frangins, c’est un peu court (surtout pour le prix de l’entrée). Bref, c’est la soi disant inflation, qui profite énormément aux tourneurs qui n’ont plus du tout aucun sens des réalités (mais il arrive que l’on en trouve encore certains soient encore honnêtes, ils se reconnaîtront), hormis celle de leurs profits… Bref, ce fut une bonne soirée, qui nous fera espérer d’excellents albums à venir (Soulfly, Soulfly, Soulfly… aaaaaaaaaargh) et des prestations qui s’annonçent énormes vu que le rodage scénique se fera petit à petit.
En tous cas vivement leur prochaine venue en France, dans un petit festival underground, le Hellfest, je crois. 
Nico (666)
C’est dans un Bataclan étrangement peu rempli que Unswabbed, groupe français oeuvrant dans ce qu’on appellera du « Metal moderne » entame cette soirée. Comme de bien entendu, hormis les fans et amis du groupe, le groupe reçoit un accueil poli, voir même assez hostile. Ce genre d’attitude commence d’ailleurs à m’énerver sérieusement car cela ne doit pas être facile d’ouvrir pour un groupe de la stature de Cavalera Conspiracy. Et Unswabbed a plutôt bien réussi sa prestation qui était sympathique et qui, personnellement m’a donné envie d’en savoir un peu plus sur eux. Et puis cela fera toujours bien sur le C.V du groupe, d’inscrire le nom du groupe de Max et Igor.
Bref, passons au premier concert des Cavalera qui n’ont pas fait dans la demi mesure. Le « Inflikted » introductif a fait mal, très mal même. Le père Maxou avait l’air extrêmement remonté et bien vénère, la sonorisation malheureusement pas top y était peut être pour quelque chose.
Enfin le son était revenu sur le second morceau, et ce « Sanctuary », qui est en passe de devenir un classique, a enfin lancé pour la soirée cette machine de guerre scénique qu’est le projet Cavalera Conspiracy. Le public scande le titre et commence à avoir le sourire.

Pour le gros point positif de la soirée est que le père Max a bien agencé sa set liste en mêlant les titres les plus efficaces du dernier lp (« Must kill » et le très Gojira « Black Ark ») aux pépites de l’époque « Sepulturienne ».
Eh oui, car le public attend malgré tout une seule et une unique chose. Il attend les morceaux de Sepultura et alors là, on peut dire qu’on a été copieusement servi. « Innerself », « Roots, bloody roots », « Arise » sont interprété comme à la grande époque. Le sentiment d’urgence qui traverse ces titres est toujours actuel et ça fait un bien fou par où ça passe. « Refuse /Resist » serait même en passe de devenir l’hymne de la génération actuelle qui est « contre » tout ce qui mérite de l’être (le pouvoir par exemple…), et provoque un énorme circle pit. On notera que « Troops of doom » a été joué par un des fils de Igor qui s’en est aussi bien tiré que son batteur de père.
Bref, de bons souvenirs et rien que pour ça on ne peux que remercier les frangins de réveiller cela.