Pour la plupart des métalleux, métal danois est souvent synonyme de Mercyful Fate ou encore Pretty Maids. Pourtant depuis quelques années, la nouvelle vague est très en forme avec des formations comme Volbeat, Mnemic, Pyramaze... MERCENARY roule sa bosse depuis de nombreuses années maintenant, rappelons que la première sortie date quand même de 1996 (Mini Cd "Supremacy"). En 2007, le groupe a franchi un cap en multipliant les apparitions scéniques aux festivals Bang Your Head et Graspop ou début 2008 en première partie de Megadeth au Danemark. Aux dires des membres du groupe, MERCENARY a cherché à capturer et retranscrire sur cet album l'énergie, l'adrénaline procurée par la scène. Pari réussi ? On peut immédiatement constaté que sur ce "Architect of Lies" le groupe confirme l'évolution amorcée dès l'album "Everblack" en 2002. Ce virage coïncidait avec l'arrivée dans le groupe des frères SANDAGER. Dès les premiers titres, on prend une grande baffe. Le groupe joue à 200 à l'heure et n'économise pas sa peine pour nous proposer une musique "in your face" et survitaminée. Headbanging assuré ! L'alternance des deux types de chant est très réussie, très "harmonieuse". MERCENARY a su profiter et mettre en avant cette particularité. Un énorme travail a été fourni. Les autres musiciens ne sont pas en reste. La section rythmique est énorme, la batterie est martyrisée, la guitare rythmique et la basse sont lourdes et tranchantes. Malgré l'énergie et l'agressivité injectées dans les différentes compositions, le côté mélodique reste présent. Les interventions aux claviers sont toujours judicieuses et apportent une dimension supplémentaires, une profondeur, aux chansons proposées. Les riffs de guitares sont inspirés et très réussis techniquement. Le premier single proposé de cet album est le sympathique "Isolation (The Loneliness in December)". Ce choix met en lumière l'aspect le plus accessible du groupe. C'est un titre mid tempo, assez gentillet où le chant clair de Mikkel SANDAGER est mis très en avant. Je trouve ce parti pris un peu dommage. En plus d'une grande régularité (une sortie tous les deux ans depuis 1996); le groupe fait aussi preuve d'une fidélité sans faille au producteur Jacob HANSEN. Ce disque leur donne une fois de plus raison car la production est de très bonne qualité. A l'écoute de cet album, on ne peut s'empêcher de penser à SOILWORK ou IN FLAMES mais vous m'accorderez qu'il y a pire comme références. Avec "Architect of Lies", MERCENARY nous propose un très bon album qui va, sans aucun doute, lui permettre de se hisser au plus prêt des ténors du genre. Séduisant ! Vidéo clip "Isolation (The Loneliness in December)" |