Bon, je vais pas y aller par quatre chemins, je vais être franc et direct. Cet album de Hangman’s chair fait plaisir à écouter. Enfin, nous avons un vrai groupe qu’on qualifiera de Sludge, enfin, nous avons un groupe lourd, cradingue et gras dans le son et enfin nous avons un groupe qui peut en remontrer au niveau international. Voilà, en résumé, ce que je pense de cet excellent album de Hangman’s Chair. Mais bon, avant d’aller plus loin dans la description de cette galette, un peu d’histoire. Formé par d’anciens ES la Guerrilla, les HC décident après quelques changements de line up de remodeler leur son, de changer de direction musicale et de se jeter à corps perdu dans le rock « crade ». Keo est passé de la basse au chant, sont arrivés Adrien et Renard (Every reason to, We are the romans) pour stabiliser le line up que nous connaissons aujourd’hui. Mais notons tout de même que les racines du groupes sont dans le hardcore, le punk, le grunge, le heavy et bien entendu le metal . Après une signature sur le très estimable label Bones Brigade et split avec le groupe Eibon, une vingtaine de dates en Europe avec pas mal de groupes assez cultes (Arkangel, Heavy Lord, Eibon, Lair Of The Minotaur, Capricorns, Textures, Rising Dust…), le groupe nous sort ce fameux premier album «(A lament for…) The addicts ». Alors vous allez me demander ce qui m’enthousiasme tant ? Eh bien pas mal de choses. Tout d’abord, le son massif et réellement puissant. Le premier morceau « Sad but drunk » écrase tout sur son passage. C’est lent, mais ça va droit au but, bref, c’est bon. Le reste de l’album n’est pas en reste et propose quelques petits brulôts qui resteront dans les mémoires (« Neurotic disorder », « No rest I’ve found », « I am proud to destroy myself »). Ensuite, les musiciens qui nous offrent quelques morceaux de musiques bien trippants (l’intro, superbe de « The snow is back in town »), des rythmiques et breaks totalement imparables. Et enfin, cette voix ! Et quelle voix ! Mince, on pourra toujours reprocher à Keo de singer plus ou moins Layne Stayley, on ne lui en voudra pas de le faire aussi bien. Mais si cette influence est bien présente, elle n’est guère dérangeante dans la mesure où il va beaucoup plus loin que la vulgaire copie et trouve vraiment sa personnalité dans certaines compos (et là, pas d’indices, j’vous laisse écouter l’album). Rajoutez à ça un artwork superbe et vous aurez un album qui, je l’espère, deviendra une référence dans ce petit monde étriqué du metal « Made in Françe » ! Ne manquez pas ce skeud parce que après vous ne vous en passerez plus. |