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| Osmose productions / Socadisc / 2008 |  | Tracklist (37:05) : | 1. Opus I 2. Opus II 3. Opus III 4. Opus IV 5. Opus V 6. Opus VI 7. Opus VII 8. Opus VIII | | | A la première écoute de ce nouvel album de Mord, j’ai directement pensé à la scène polonaise, notamment à un groupe comme Infernal War, pour la rapidité d’exécution, tout en notant que le style me rappelait aussi la scène norvégienne dans la composition des morceaux. Après avoir glané quelques infos ici et là, quelle ne fut pas ma surprise en apprenant que Mord est en fait composé de deux polonais expatriés en Norvège depuis quelques années. Ah voilà, ceci explique cela ! N’en déplaise à notre dictateur poilu, Necrosodomic Abyss, malgré son nom délicieux, n’est pas un concept album sur la coloscopie post-mortem, mais un bon album de black bien haineux que je résumerais de la façon suivante « tatatatatatatatata….aaaaaah…tatatatatatata ». Et pour ceux qui n’auraient pas écouté l’album et qui s’imaginent que je m’amuse à imiter une rafale de mitraillette, je tiens à préciser que ces onomatopées font référence au batteur (qui lui-même doit s’inspirer d’une mitraillette en fait…). Le gars en question doit carburer au vitriol, c’est pas possible autrement ! Si vous cherchez du mid-tempo passez votre chemin, la batterie, qui est un élément prépondérant dans la musique du groupe, s’emploiera à laminer le conduit auditif d’un auditeur littéralement agressé par la caisse claire pendant toute la durée de l’opus. Il y aura bien quelques courts breaks ici et là, mais dans l’ensemble, ça blast, ça blast, et ça blast ! Toutefois, le jeu du batteur, aussi impressionnant soit-il, peut aussi devenir un point négatif de l’album sur la longueur en cela qu’il est un peu répétitif. Un jeu un poil plus diversifié aurait rendu l’album encore meilleur selon moi. Ce qui est dommage c’est que j’ai l’impression que certains groupes de black se disent que s’ils ralentissent le tempo, leur musique pourrait en pâtir, alors que, toute proportion gardée, nombre de groupes composent leurs meilleurs titres en mettant justement un frein à la machine à blast (j’en veux pour preuve un morceau comme Accuser/Opposer de Marduk par exemple). Pour ce qui est du reste, cet album ne se distingue pas par son originalité c’est certain, mais il n’en reste pas moins d’une efficacité redoutable. Le groupe semble avoir tiré les enseignements d’un premier album médiocre et rectifie le tir pour son arrivée chez Osmose. Le son est puissant, cru et sans artifice, avec une production apportant un arrière goût résolument old- school. Les compositions sont directes, très rentre dedans, quoiqu’un peu redondantes elles aussi, et l’ensemble, très (trop ?) homogène, reste de bonne facture, même si la voix, très appuyée, voire assez poussive pas moments, pourrait devenir lassante au bout de quelques écoutes. Et l’on me dit que Mord nous gratifie même de quelques notes de piano faisant office d’outro sur « Opus VIII » ! Une petite douceur pour finir, que c’est gentil ! Dommage qu’elle arrive un peu tard et que mes tympans aient commencé à saigner sur « Opus VII », j’aurais aimé entendre ça ! | | | | Site Officiel : http://www.mord-horde.com | | Myspace Officiel : http://www.myspace.com/666mord | | | | [6,5/10] Sheol |
Date de création : 12/04/2008 : 11:39
Dernière modification : 06/08/2008 : 14:57
Catégorie : Chroniques CDs - M
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