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| Osmose productions / Socadisc / 2008 |  | Tracklist (34:05) : | 1. Death heritage ( built upon sorrow) 2.Blood noose (hug tied like swine) 3.Sterilization (Procreation denied) 4.By force (The only option) 5.barbed anti (No remorse) 6.Survival (The absolute truth) 7.Final doctrine (Push forward) 8.Cleansing Siege (take them down). | | | Pas évident de chroniquer un album comme cet « Infiltration. Downfall. Death », désagréable même. Surtout quand dès les premières secondes une sorte de malaise étreint l’auditeur que je suis, et ce jusqu’à la fin… Et pourtant je ne peux pas dire que je ne savais pas à quoi m’attendre avec ce troisième album de Revenge ; l’artwork parle de lui-même en restant dans la continuité des précédents méfaits. Les canadiens en remettent donc une couche pour le plus grand plaisir des fans de black brutal et bruitiste, avides d’extrême. Je pense sérieusement que ce genre de groupe ne doit pas être écouté comme tous les autres. J’aurais pu dire en quelques mots que cet album était une bouse infâme, et l’affaire aurait été pliée en moins de deux, mais cela aurait été trop facile. Un album de Revenge amène à la réflexion et demande de ce fait une approche spécifique. Je m’explique ; là où la quasi majorité des groupes recherchent la production énorme et soignée, la précision, le refrain qui tue, le riff imparable, Revenge nous sort des disques avec la production la plus abjecte qui soit, une musique dénués de mélodie et de feeling, un rendu totalement chaotique. Mais c’est le but, cela fait partie de leur démarche ; il s’agit d’un choix artistique et non d’un manque de moyens ou d’expérience, c’est donc délibéré et assumé. C’est là que je veux en venir. Une production dégueulasse est parfois un bon moyen de faire passer certains sentiments ou certaines intentions. La première chose qui écorche les oreilles de l’auditeur qui écoute Revenge est donc la production, la plus cradingue possible, parfaite pour donner une dimension primitive à la musique. La deuxième chose sur laquelle la démarche du groupe repose concerne les vocaux ; d’une violence extrême. Des cris qui n’ont rien d’humains et qui se mélange à des sortes d’éructations gutturales glaireuses et immondes. Désagréable. Bien entendu, on ne pige rien aux paroles, et je dirais que c’est tant mieux parce que ça ne doit pas voler très haut vu les titres donnés aux morceaux (« Sterilization », « Final Doctrine », « Cleansing Siege »…)…le groupe me semble d’ailleurs douteux à ce niveau ainsi que sur son imagerie, ça frise le mauvais goût tout ça…mais je ne rentrerais pas dans ce genre de considérations car seule la musique m’intéresse. Et d’un point de vue strictement musical cet album est mauvais, dans tous les sens du terme. Primitif, nihiliste, tant au niveau de la qualité qu’au niveau de l’intention. Ce serait une perte de temps que de rechercher de quelconques qualités dans la composition et dans la structure des morceaux, là n’est pas le sujet, ni le but du groupe. Les morceaux se ressemblent tous ; la guitare –on a d’ailleurs du mal à distinguer guitare et basse- est étouffée sous le reste (sauf pendant les solos) notamment sous une batterie qui est exagérément mise en avant, et qui martèle sans répit des rythmiques folles, comme si le seul but du batteur était de taper sur tout ce qui se trouve dans son champ d’action pour faire le plus de bruit possible. L’album doit donc être appréhendé dans sa totalité comme un tout organique ne dégageant que haine, chaos et violence. Mais le pire dans tout cela, c’est bien que Revenge arrive à être crédible à ce niveau. « Infiltration. Downfall. Death » ne vous fera pas sourire, il vous mettra mal à l’aise et vous impressionnera par tant de brutalité. Quelque chose de profondément malsain se dégage de cet album, quelque chose de sale et de calculé. Et c’est justement le but principal du groupe selon moi. La seule chose me venant à l’esprit au bout de cette grosse demi heure que dure le disque est « Pourquoi…? ». Parce que cet album est une déclaration de haine et de violence pure, crachée à la face du monde, par le biais de la « musique » dans ce qu’elle peut avoir de plus extrême. Je place musique entre guillemets car ici elle n’est qu’un support, un prétexte utilisé par le groupe pour mener à bien son projet. Et si je m’en réfère à ce que j’ai ressenti en écoutant cet album, je dois dire qu’ils ont atteint leur but. Reste que donner une note à un tel objet est pour moi mission impossible… | | | | Site Officiel : http://revenge.darkhorizon666.com | | | | | | [??/10] Sheol |
Date de création : 12/04/2008 : 11:33
Dernière modification : 07/08/2008 : 19:49
Catégorie : Chroniques CDs - R
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