Taux de remplissage: pas la foule des grands soirs.
Son: Correct
Lights: colorés pour les deux premiers, pas terribles pour Maroon, flashy pour Chimaira
Ambiance: quelques circles pit qui n'ont pas dégénérés.
Moment fort: le set de Chimaira
Un premier point positif alors que la salle se remplit tranquillement, le concert va démarrer dans les temps impartis. Dead Shape Figure, originaire de Finlande entame les hostilités, des riffs bien tranchants, et un show bien rodé suscitent la curiosité du public qui réserve un bon accueil au groupe, qui mettre tout le monde d'accord avec la reprise de Davidian de Machine Head. Le groupe devrait à nouveau faire parler de lui.

C'est au tour des suédois de The Sorrow de faire monter la température. La prestation est là encore bien rodée, mais le groupe ne sort pas des lieux communs du metalcore dans lequel il s'est cantonné. Poses multiples, refrains pour emballer la gent féminine, agrémentés de quelques riffs gras. On a l'impression d'avoir vu et revu leur set. Rien d'ébourriffant en somme. On notera tout de même un début de reprise d'Amon Amarth, mais le groupe n'est pas allé au bout, dommage...

Avec Maroon, on passe à la catégorie supérieure, les allemands ont passé en revu l'ensemble de leur discographie, et les petits gars de Nordhausen balancent une bonne pelletée de titres qui ne vont pas laisser le public de marbre, les circle pit se déclenchent avec une grande intensité. Le groupe joue en terrain conquis, et d'Endorsed By Hate au petit dernier les munitions calibrées metal qui ravage ne manquent vraiment pas. Il n'empèche, à force de les voir jouer, il manquait le petit plus qui aurait fait de Maroon le roi de la soirée. Et ce n'est pas un timide démarrage sur Creeping Death de Metallica qui changera la donne, on aurait nettement préféré là encore que le groupe aille au bout.
Maroon s'étant un poil dégonflé avec un set relativement prévisible et efficace, la voie était libre pour Chimaira.
Et là, pas de quartier, en dépit de la nette crispation affichée par Mark en début de set (manifestement les problèmes de retour l'ont un poil agacé). Le groupe est parfaitement au point, mais seul Matt à la guitare fait vraiment le show.
Le groupe démarre très fort (d'ailleurs le son est monté de plusieurs crans) avec Pure Hatred, et comme en témoigne la set list [ Pure Hatred / The Flame / Power Trip / Nothing Remains / Severed / Worthless / Black Heart / Cleansation / Pictures In The Gold Room / No Reason To Live / Needle / Six (avec Mark en troisième guitariste) / The Dehumanizing Process / Resurrection (et en invité Fred de Dragonforce)], il n'y aura pas de temps mort. The Impossibility Of Reason et le dernier album sont particulièrement mis en avant. Le set défile, avec un groupe qui est une fois encore un véritable rouleau compresseur, mais pas de véritable rappel au rendez vous malheureusement.
Cela dit une heure et quart de matraquage intense des nord américains, c'était tout de même appréciable, en tout cas on ne peut que regretter que l'audience n'ait pas été au rendez vous, lors de leur dernier passage à Paris au Trabendo en compagnie de Dark Tranquility en 2005, la salle était blindée...
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Hamster