Dire que cette jeune scène hardcore/metalcore/etc… ne tourne pas en rond serait un peu mentir tout de même, mais lui enlever son travail précis et d’une rigueur géométrique (pour tourner en rond… sic…) serait proche du crime. Car avec de bons gros meneurs qui montrent la voie à suivre à coup de riffs surpuissants et de live décapants, la jeune génération (si on peut déjà utiliser ce terme), n’a plus qu’à copier/coller les bonnes idées sur leur soif de victoire pour fournir un travail satisfaisant, la créativité en moins. Gwen Stacy fait partie de ces putains de petits groupes qui n’a pas inventé l’eau chaude mais qui ne se privera tout de même pas de vous ébouillanter les neurones. Avec une rage de vaincre à toute épreuve et un son qui secoue les tympans, des riffs bien foutus dans un style qui ne demande encore qu’un petit peu d’énergie en plus, on ne peut pas trop se plaindre. Ces jeunes d’Indianapolis suivent principalement les traces des bons gros aînés du metalcore un peu bourru mais ultra-puissant comme I Killed The Prom Queen ou Bleeding Through. On retrouve d’ailleurs une bonne grosse dose d’inspiration venue du désormais célèbre « Live In Slow Motion » du groupe précédemment cité dans le sixième titre qu’est The Fear In Your Eyes. Reste que le groupe ne s’arrête pas là, et on retrouve avec plaisir la touche groovy imposée par Everytime I Die et consors, un petit plus qui commence à se démocratiser sur la scène hardcore. On pousse alors le petit côté calme jusqu’à de (très) légères influences venant des gentils My Chemical Romance et de leur tendance pop pas dégueu. Au final on a tout de même un martêlement de guitares rythmiques franchement précis et efficace, même si la tendance novatrice a été poussée au minimum. Le vocaliste se fait bien mal et nous ch.. des parties vraiment attrayantes qui ne sont pas elles non plus une révolution mais qu’on écoute avec plaisir. Les solos sont eux au minimum, laissant la place à un bon travail de batterie et même à quelques loops électroniques pas dégueus, qui auraient cependant put être revus à la baisse sur le petit titre semi-instru Sleeping in the train yard. Nous voilà au final face un bon album qui saura convaincre les adeptes du style, les autres se contenteront peut-être simplement d’un live qui promet de poutrer son quota, et c’est déjà pas mal… |